Le contexte est de toute façon porteur à ce type d’application. Les jeunes (et moins jeunes) sont déjà friands d’outils connectés, très interactifs qui individualisent les acteurs. Avec un portable chacun peut, et depuis longtemps, s’improviser journaliste, tenir un blog et faire le buzz sur un réseau social. 

Les jeunes vont volontiers plus loin : sortir des sentiers battus fait parti de leur nature. Ainsi dès que Facebook devient trop banal ils migrent vers SnapChat ; réinventent leur réseau social et leur espace de partage. 

Dès qu’un adulte, enseignant ou parent créé un groupe classe sur Facebook ou un compte twitter partagé ils savent faire la différence et maintiennent bien la séparation dans les groupes à eux.

 

Maintenant le trouble n’est peut être qu’apparent car finalement l’intention de départ semble louable. L’idée de cette application est venue par l’histoire d’un écolier oublié dans un bus scolaire, sans que ses parents ne s’en rendent compte, car l’enseignant n’avait pas fait l’appel. Philippine Dolbeau, une élève de 16 ans,  a donc conçu une application pour tablettes numériques, baptisée « New School. »

Le principe de ce « cahier d’appel 2.0 » est simple : l’enseignant installe l’appli sur son appareil, tandis que les élèves disposent d’une « capsule » (un petit boitier, ou badge), qu’ils portent sur eux, et qui est connectée à l’application. « New School » permet ainsi de vérifier automatiquement la présence de chaque élève, en temps réel, grâce à la géolocalisation.

 

L’application ne géolocalise que l’espace environnant l’établissement mais cela ouvre toute une réflexion sur la pertinence d’un tel outil. Les élèves, nul doute, contourneront le procédé. Mais au delà de cela ça ouvre des questions sur la manière de faire l’école. 

C’est peut être plus une question de société et de posture face à l’outil. C’est vrai qu’un appel automatique facilite la vie « administrative » d’un enseignant. L’appel est un indicateur parmi d’autres. Il est essentiel ; mais après on est dans le relationnel avec une classe.

Constater une absence c’est avoir le droit de demander si la personne va bien. On créé un dialogue.

L’outil n’est rien.. c’est l’enseignant qui fait vivre son cours !

 

Il n’en reste pas moins que cette jeune fille a réussi un coup de communication énorme avec un buzz que peu d’adultes professionnels de la communication savent orchestrer ! La jeune société est installée médiatiquement et même si l’idée semble perfectible on suivra de près l’évolution de cette « start up »