Ce service peut devenir un média remarquable en classe de géographie pour situer les lieux étudiés, pour conduire des études à différentes échelles, et sur les leçons d'organisation des paysages.
Les professeurs de géographie, seront donc spécialement intéressés par l'utilisation de l'outil zoom, mesure, relief, bâtiments 3D, et par les quelques couches d'informations disponibles. Certaines versions permettent de faire un croquis simple sur la photographie.
La plupart des séances proposées avec Google Earth servent à aborder l’étude de cas, la plupart du temps sous la forme d’un itinéraire à suivre. En effet, la majorité des séquences avec utilisation du logiciel propose aux élèves de suivre un itinéraire « tout fait » : l’’enseignant ayant lui-même placé en amont, un certain nombre de punaises ou repères. L’élève doit cliquer sur ces repères, une consigne apparaît et l’élève doit répondre (sur feuille ou sur fichier Word). Deux types d’itinéraires émergent : soit l’itinéraire est nu, c'est-à-dire sans documents complémentaires, soit il est complété par des documents.
La majorité des enseignants ajoutent aux repères de l’itinéraire des liens vers des sites Internet, des photographies ou des vidéos. L’élève est ainsi amené à extraire de l’information des images satellites et des documents puis à croiser les informations extraites en vue, bien souvent, de réaliser un travail de synthèse (schéma de pensée, paragraphe organisé, croquis…).
- L’intérêt principal de ce type de démarche réside dans le croisement de documents variés. L’élève croise l’information et étaye ainsi sa réflexion. Les documents associés peuvent éventuellement l’aider à décrypter l’image satellite.
Un travail de synthèse semble indispensable. De même un gros travail de décryptage est nécessaire sur Google Earth car l’image fascine et la difficulté est d’aller au delà.
L‘emboîtement d’échelles d’un coup de zoom très fluide est un des points forts de Google Earth, largement utilisé dans les journaux télévisés.
EXEMPLE : Une métropole
Faire apparaître, simplement en cochant une case, des bâtiments modélisés en 3 D mènera rapidement l'élève à une compréhension de la notion de CBD. Les autres composantes de la ville sont également visualisées, interrogées (réseau urbain, universités, banlieues...) et permettent d'aboutir à une définition du concept de métropole.
Autre exemple, grâce à la possibilité de calculer les distances, de circuler et de naviguer sur cette "carte électronique", l’imbrication des favelas dans le tissu urbain à Rio prend sens bien mieux que sur un croquis ou sur une image fixe.
L’ajout progressif d’informations en cochant/décochant des cases, en jouant sur les superpositions de couches, celles de Google Earth : voies de communication par exemple, ou celles construites par le professeur . Cette construction progressive d'un modèle - identique à l'ajout de transparents avec le rétroprojecteur - est un vrai support pour l'apprentissage de l'analyse spatiale.
Google Earth se prête bien à l’ouverture sur d’autres sources documentaires puisqu'on peut intégrer dans les repères et avec le questionnement une photo, un tableau de statistiques, une carte, un lien hypertexte vers une page d’un site, un calque qui se superpose à l'image du globe. Tout cela sur un seul et même support.
La fonction la plus simple consiste à montrer les traces du passé et faire découvrir des lieux : par exemple survoler le château de Chambord, le palais du Louvre, une cathédrale gothique, le pont du Gard ou tout autre bâtiment en 3D apporte une autre perspective que la simple photo du manuel.
Les reconstitutions en 3D des villes de Venise, Paris, Munich, Amsterdam… offrent de ce point de vue une richesse inégalable.

Au delà de la simple visite de lieux, on peut aussi partir à la découverte d’une civilisation ancienne (Athènes, Rome…) ou l’Egypte ancienne, en survolant les Pyramides ou la Vallée des Rois : on peut aussi profiter de la possibilité qu’offre GE de créer des couches pour expliquer un phénomène tel la crue du Nil en superposant les reconstitutions de la crue à l’image satellite. En jouant avec le curseur sur la transparence des couches, les dessins s’animent en complétant l’image-satellite et la crue se déroule sous les yeux des élèves qui peuvent renouveler l’expérience autant de fois qu’ils le souhaitent.

Google Earth offre au professeur d’Histoire, une forte plus-value avec les cartes de David Rumsey : plus de 200 cartes numérisées et implémentées avec précision sur le globe virtuel.